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Son histoire moderne
- Les années noires

     Après l’Empire romain, la popularité du chat déclina et disparut peu à peu, au point qu’au Moyen-âge on l’associa au mal et à la sorcellerie, et on lui fit subir les pires atrocités.

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     Ce n’est qu’au début du XVII° siècle que le chat retrouva la faveur du public, en chat de compagnie (le cardinal de Richelieu, par exemple, les adorait : on dit qu’il en avait quatorze) ou en animal « utile » : infatigable chasseur et protecteur des cargaisons, on l’embarqua sur tous les bateaux ; ce fut ainsi qu’il colonisa l’Amérique, le Canada et même l’Australie.

Les loisirs du Cardinal, Charles Édouard Delort, peinture sur toile, avant 1885, Detroit
- Les premiers chats de race

     Au XIX° siècle, les progrès de la médecine et une meilleure connaissance des mécanismes de propagation des maladies permirent de réhabiliter le chat : animal très propre, il devint l’animal de compagnie favori. On commença alors à l’élever et à sélectionner certaines caractéristiques, selon les goûts et préférences.

     En 1871, l’écrivain Harrison Weir, grand amateur félin, organisa la première exposition à Londres (au Crystal Palace), pour présenter tout l’éventail des caractéristiques félines. Ce fut un grand succès, même la reine Victoria s’y rendit.

     A cette époque, voyager était devenu plus facile et on put ainsi découvrir d’autres races « naturelles », qui s’étaient développées dans des régions isolées : le siamois, l’abyssin, l’angora turc, le manx,… La sélection et l’élevage se développèrent davantage.

     Harrison Weir créa le National Cat Club en 1887, premier organisme d’enregistrement des pédigrées. La première exposition américaine eut lieu en 1895 (au Madison Square Garden de New-York), suivie de près par la France (au jardin d’acclimatation de Paris) en 1896, année où l’American Cat Club fut également créé, pour contrôler les lignées.

     L’élevage du chat de race était né. Même s’il ralentit pendant les guerres mondiales (certaines races faillirent même disparaître), il reprit de plus belle dans les années 1950.

Ouvrage d’Harrison Weir
- La découverte du Mau égyptien

     On doit cette découverte à une princesse russe : Nathalia Troubetskoï. Alors qu’elle vivait en exil en Italie, à Rome, après la Seconde Guerre Mondiale, dans les années 1950, on lui amena un chaton trouvé, qu’elle baptisa Ludivine (Lulu). Fasciné par son pelage argenté moucheté, elle chercha sa provenance et découvrit des signes égyptiens sur le carton ; elle se rendit alors à l’ambassade. Des amis lui trouvèrent un mâle noir (Grégorio), tandis que l’ambassadeur fit importer pour elle un mâle smoke (Geppa). Elle commença l’élevage et la sélection, et vit apparaître la couleur bronze, plus proche de celle représentée à l’origine en Egypte.

 

     Quand elle émigra aux Etats-Unis, en 1956, elle confia ses chat et emporta seulement trois avec elle : Baba (une petite femelle silver issue de Lulu et Geppa), Jojo (un mâle bronze né de Grégorio et Baba) et Liza (une autre femelle née chez elle). Elle créa la chatterie Fatima, où elle continua la sélection et, en 1977, la race fut reconnue par la CFA (la plus grosse fédération américaine), puis par la TICA en 1988, et par la FIFe en 1992.

     La plupart des lignées de maus aujourd’hui descendent de ces chats, même si divers sujets venant, entre autre, d’Egypte ont été introduits progressivement pour renouveler le pool génétique.

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